Rassemblement dans le cadre de la Journée internationale contre le racisme et les discriminations

Cette journée, décrétée par l’Assemblée Générale des Nations Unis en 1966, commémore un massacre : le 21 mars 1960, en Afrique du Sud, à Sharpville, la police du régime d’apartheid a ouvert le feu sur une foule qui manifestait contre une loi raciale. Elle a assassiné 69 personnes.

Tous les ans, dans le monde entier, cette journée réunit toutes les personnes et toutes les organisations qui se battent pour l’application du principe d’égalité défini par les Nations unies qui stipule que Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Tous ont le potentiel de contribuer de manière constructive au développement et au bien-être de leurs sociétés.

Ce 22 mars, nous nous sommes rassemblés pour témoigner que nous sommes nombreux en France et particulièrement en Bretagne à vouloir vivre dans un pays ouvert, accueillant et généreux.

Nous nous sommes rassemblés pour protester contre une politique migratoire fondée sur la peur, la haine et le mensonge. D’autres politiques publiques favorables à l’intégration sont possibles et seraient bénéfiques pour tous et toutes, que l’on soit d’ici ou d’ailleurs.

Nous nous sommes rassemblés pour crier notre inquiétude face à la montée des discours et des actes racistes et xénophobes. Ils visent d’abord les étrangers, mais ils ciblent également nos concitoyens de couleur, et jusqu’à celles et ceux qui les défendent. Ils sont une menace pour toutes les personnes attachées à la paix civile et au « Vivre ensemble ».
Nous nous sommes rassemblés pour alerter de la montée de la pauvreté qui touche particulièrement les étrangers en situation administrative précaire, mais aussi un grand nombre de nos concitoyens.